30 sept. 2026
"Le retail qui n'écoute pas est mort. Ce que je veux construire chez IKKS." Alexandre Meerson, CEO.
30 sept. 2026
Julien Tournière
E-commerce lover and performance obsessed. I'm convinced that the last step of the purchase journey is where most brands leave money on the table. At Qomit, I write about what actually moves the needle at checkout.
Une marque adorée en région avec des centaines de boutique, et une conviction : le retail meurt quand il cesse d'écouter. À la soirée de lancement de Qomit, en juillet 2026, Alexandre Meerson, tout juste arrivé à la tête d'IKKS, a partagé sa feuille de route. La donnée pour décider plutôt que pour rassurer, les conseillères comme premier actif de la marque, et le checkout comme point de contact le plus intime avec la cliente. Ce texte reprend son intervention, retranscrite et condensée.
« Le checkout est le moment le plus intime de la relation client »
Une marque qui a trop longtemps dit non
Je viens de rejoindre IKKS, et je suis le plus heureux des hommes. C'est une marque exceptionnelle, adorée en région. Mais c'est aussi une marque qui a passé des années à dire non. Non au produit qu'on n'a pas en stock, non à la bonne taille, non à la demande de la cliente. Une entreprise qui se pilotait comme un acteur du wholesale, qui forecastait sa production, mais qui n'écoutait pas assez ses clients.
La donnée pour décider, pas pour rassurer
Mon obsession, c'est d'inverser ce paradigme. Et le levier, c'est la donnée. Pas la donnée pour la donnée : la donnée pour décider. Savoir non seulement ce qu'on vend, mais ce qu'on aurait pu vendre. Combien de fois on nous a demandé un produit qu'on n'avait pas. Je l'ai vécu chez Sephora : le vrai chiffre n'est pas celui qui rassure, c'est celui qui fait agir. Chez IKKS, dire non ne serait-ce qu'à quelques clients par jour, c'est un manque à gagner considérable.
Du terrain à la création : la boucle de feedback
Ce qui rend tout cela possible aujourd'hui, ce n'est pas une technologie miracle. Ce sont des outils enfin matures, presque prêts à l'emploi, qui permettent de structurer une base de données en quelques semaines. On met en place des choses simples et puissantes : un agent qui écoute chaque soir les retours des conseillères de vente et fait remonter les défauts produit directement au style. Une emmanchure qui cloche, et l'information part au bon endroit, tout de suite. C'est ça, la boucle de feedback du terrain vers la création. Au fond, la data permet de remettre l'émotion à la bonne place : dans la création et le style, qui rendent le produit désirable et beau, et dans le commerce, la vente, dans une relation individualisée avec chaque client.
"Le retail qui ne t'écoute pas, qui ne te conseille pas,
qui ne t'offre pas de nouveauté, il est mort. "
L'amour du produit, ce qui se partage le plus
Mais la donnée ne remplace pas l'essentiel. Le retail qui ne t'écoute pas, qui ne te conseille pas, qui ne t'offre pas de nouveauté, il est mort. Et c'est de ça que meurent les marques. Notre force, ce sont nos conseillères, qui connaissent et aiment leurs produits. Car l'amour du produit, c'est ce qui se partage le plus. On visite un vignoble par la terre et le savoir-faire avant de goûter le vin, et c'est précisément ce parcours qui donne envie d'acheter.
Le checkout, point de contact réel avec le client
Le checkout s'inscrit exactement là. C'est comme les pneus d'une voiture : le point de contact réel avec le client, le reste est de la littérature. Et le moment où quelqu'un accepte de donner sa carte est le moment le plus intime de la relation. C'est aussi celui qu'on traite toujours en dernier. À cet instant, il ne doit pas y avoir de friction, et il doit y avoir de la personnalisation, de l'attention, parfois un peu de plaisir. Sur toute la chaîne, jusqu'au paiement, on doit délivrer de l'expérience. C'est ce retail-là qui gagnera.
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